Ca s'danse la tête contre les murs

On ne précise jamais aux gens de combien ils sont fous. On dit juste qu'ils ont perdu la boussole, qu'ils sont à côté de la plaque. Paumés quoi. Alors un peu plus un peu moins, finalement à quoi ca peut servir de savoir?

130811

Metaphore, metamorphe. Anamorphose. Ta tête amorphe , ta main ose et lance des apostrophes a coup de partoche et d'proses.

 

Ma vie est une grosse métaphore.

C'est comme ca qu'on dit, être a côté de la plaque, dans certains milieux?  Etre a coté de la plaque, tombé sur le carreau et se retrouvé au sol. Inactif, ou mort, là, comme ça.  Ne plus bouger, et rester bloqué à ne plus savoir quoi faire. Que ce soit des bras, des jambes, ou de la tête. Etre a la place de quelqu'un d'autre, qui est en quelque sorte soit même. Compliqué hein. Ne pas savoir ou l'on commence, ou l'on finit. Savoir juste qu'on est là, a ce endroit précis, et nulle part ailleurs en terrain connu. Puis sentir aussi qu'au meme moment, on est a l'autre bout de la planète, d'une planète, d'un espace. Qu'on a traversé un autre ciel, un autre siecle. Ca laisse des sequelles, c'est clair. Des caisses claires qui cognent,  des cuivres qui t'enivres et des hauts bois qui te laissent par là-bas. Un peu trop perché, un peu trop loin du sol, t'es là, sur ta branche, a regarder passer les gens. Tu plisses tes yeux, parceque toi, t'y vois plus grand chose avec ce brouillard, avec cette lumière qui vient d'on n'sait où et qu'on t'impose comme ca. Sans raison apparente. Ils marchent toujours tout droit, ne tourne jamais au hasard, ne laissent pas de place à l'imprévu. Triste réalité. Ils créent des choses qui finissent par leur bloquer la route, ils inventent des trucs qui les pousserons à bout, et  imaginent ce qui les mettrons dans l'trou. Tristement réalisé.  Tu grimpe encore plus haut, les couleurs changent, les sons aussi. Tu regarde cet ensemble, cette masse. Il s'acélère, se multiplie, fourmille. Et s'autodétruit. Il explose de lui-même. Implosion. Tout est si chaud, tout est si beau.  Mais il manque quelque chose pour que cela rayonne. Quelqu'un. Deux personnes, trois peut-être même plus. Une infinité, un nombre dans l'impossibilité d'être compté. Ils sont tous là, réunis, a attendre une suite à venir. Ce sont les enfants de l'auto-déstruction. Et ils ne sont pas loins. Ils sont allés cueuillir des fleurs, des jolies fleures, blanches comme les yeux d'un nouveau né, comme ses dents. Comme sa vie.. Chez toi, ca fait bien longtemps que c'est à l'abandon. Genre, maison hantée. Genre plus personne n'veux y toucher. Dans ton humble demeure à forme humaine, tout est gris. tes poumons, ton plastron, même ta raison. Eux là, ils te ressemblent un peu. Ils sont pas aséptisés, ils sont pas uniformes. Ils sont p'tet sales, mais ils ont tout pigé. Ils se parlent en silence, avec des gestes, des regards. Chez eux, tout est dans la discretion et dans la transmission directe. Les mots, c'est pour ceux qui ont des choses à dire. Le reste, c'est pour ceux qui ont quelque chose à faire. Toi tu décide de les aider. Tu comprends pourquoi ils font ca. Parceque justement, il n'y a plus rien à comprendre. Ta planète, leur planète, est devenu un terrain de jeu. Un jeu qu'on aimerai ne jouer qu'en dernier recours. Celui ou l'ont perd tout. Celui ou l'on te perdras, toi. Tintamarre. Te marre pas. Ca commence. Ca glignotte, ca grésille, ca craque. C'est intense, éruption cranienne, tes tympans à contre temps.

Bourdonnement. Carambolage.

BAM

Tu n'entends plus que d'un côté. Puis, plus rien. Casque audio cassé ou oreilles déparaillées. C'est le silence total dans ton crâne. Retour a la réalité, rallume la télé. Ouvre tes paupières. Et regarde, décérébré! Si tu n'y comprends rien, tu es sauvé.

 

Posté par CaptainEo à 04:13 - - Avis des Pirates -

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