Ca s'danse la tête contre les murs

On ne précise jamais aux gens de combien ils sont fous. On dit juste qu'ils ont perdu la boussole, qu'ils sont à côté de la plaque. Paumés quoi. Alors un peu plus un peu moins, finalement à quoi ca peut servir de savoir?

040811

"Formez un groupe. 4 ou 5 personnes c’est parfait. Des gens que vous connaissez, que vous aimez, que vous désirez, sur qui vous pouvez compter. Bientôt les choses ne seront plus aussi faciles qu’elles le sont maintenant. Ne pas attendre demain. Ne pas attendre la révolution. Ne pas attendre un minute de plus pour vivre vraiment. Car attendre que tous soient libres pour libérer sa propre vie c’est se condamner au sacrifice, au ressentiment, a la mort.
Établissons une communauté. Nous avons besoin de résoudre les problèmes de la vie matérielle. Comment produire des vivres, comment les distribuer, comment mutuellement subvenir aux besoins. Etablissons de nouvelles valeurs, de nouveaux modes de vie en commun. Et faisons le, faisons le pour de vrai.

Cessons de craindre l’éphémère. La fin d’une expérience n’est pas son échec si elle a permis à celles et ceux qui l’ont vécue d’échapper un temps aux griffes de la mort, d’en tirer des leçons pour plus tard. D'embrasser l’impermanent.

Fondez des journaux des blogs, imprimez des tracts, des affiches. Faites des films du théâtre. Criez dans la rue des mots drôles et vrais. Des mots qui font sens. Qui disent la beauté de vie. Qui disent la volonté de la liberté Ouvrez les oreilles au son du désir.

Instruisons les enfants, les petits. Immunisez les au poison de l’école. Faites don de toutes vos connaissances. Étudions la vie l’amour la révolution et enseignons les. Faisons naître des rêves déraisonnables et indispensables.

Chaque jour faites l’expérience de la beauté et montrez là au grand jour. Car le sens de la beauté s’est perdu et avec lui le sens de la créativité. Car il ne reste que laideur, destruction qui engendre haine, mépris, violence. Recréons l’amour et la beauté, parce que ce qu’on nous vend pour de l’amour ou de la beauté. Qui été façonné par l'argent, l’autoritarisme, qui leur ont imposé leur contenu horrible, leurs formes cruelles.

Étudions le plan de la ville. Comment la détourner, la faire fonctionner comme un poème. Trouvons les espaces, les interstices de liberté à l’abri du regard des ogres du Léviathan. Et occupons les le temps d’un frisson. Réparons les clôtures. Nettoyons les parcs. Distribuons de la nourriture. Ouvrons des magasins gratuits. Habituer les gens à l’idée de la gratuité, à l’idée de jeu. Se donner librement, sans échange, potlatch d’orgasme.

Continuez à inventer, a créer sans cesse de nouveaux jeux. Avec mes amants de lumière, avec mes amantes de feu aussi longtemps qu’il le faudra. C’est-à-dire jusqu’à ce que nous soyons hors de portée de la mort. Jusqu’à ce que nous basculions dans le règne des vivants."

Sur le Quai Voltaire, de Rodrigue. (inspiré par un poème de la bloggeuse Anne Archet)
Ou probablement la plus belle Hymne à la Liberté.

Posté par CaptainEo à 17:22 - - Avis des Pirates -

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