Ca s'danse la tête contre les murs

On ne précise jamais aux gens de combien ils sont fous. On dit juste qu'ils ont perdu la boussole, qu'ils sont à côté de la plaque. Paumés quoi. Alors un peu plus un peu moins, finalement à quoi ca peut servir de savoir?

240411

Petit texte/chanson du Collectif Mary Read sur lequel je suis tombée, et que j'avais envie de faire partager. Vous comprendrez pourquoi.


"Autrefois existait cette chose étrange que l'on appelait espace public, près des arbres et sous
leurs branches se rencontraient les impudiques. Sur l'agora ou dans les ruelles de Paris
s'organisait la révolte du peuple et des petits. C'était la société de la discipline où l'on enfermait ou
exilait les disciples de Kropotkine.
Puis vint la modernisation, avec sa culture et sa sur-information. Le Pouvoir, les décideurs
trouvèrent l'arme télévision, pour nous enfermer dans la peur, le mensonge, la lobotomisation. Ils
osent appeler ça instrument de communication, alors qu'il n'y a qu'un seul sens de circulation. Ils
nous crachent dans la bouche leur propagande, et nous nous avalons, bien heureux de pouvoir se
rendre en famille chez Auchan.
Dès l'enfance on te donne un rôle, sans te poser de question joue le bêtement, immergé
intégralement, aveugle pion de la société de contrôle.
Ils tentèrent de jeter ces savoirs dans les poubelles de l'Histoire, mais le sang des rêveurs rouges
et noirs laisse des traces dans les mémoires. Ils veulent nous la jouer 1984, trop de miradors et de
sinistres rondes. Faut continuer à se battre, on ne veut pas de leur meilleur des mondes.
Une société, un monde dont la force est l’ignorance
Où la terreur abonde et où le présent est non-sens
Passé estropié et futur interdit
Société sous contrôle où la pensée est un symptôme de maladie
Tout est écrit pour gommer les différences
Vider l’être de son humanité et en faire un robot rance
L’arborescence effectuée en contrôlant ton ADN
Que les esprits deviennent adorateurs pour correspondre au modèle
Surveillé dans le privé et l’intime
L’individu perd l’étincelle et devient un être servile
Duquel les signes de vie ruissellent et puis s’estompent
En une sorte de sommeil éternel
Rentre dans le schéma du système
L’histoire fait flipper à l’extrême
Pas comme si les signes avant-coureurs
De ce genre de monde étaient si blèmes
Sélection génétique pour résoudre les problèmes
Ecartèlement et électrodes pour te faire obéir sur le long terme
La race humaine a pris du ferme
Un univers-prison la cerne
Je n’ai plus de sentiments, on me les a interdits. On m’a lavé le cerveau et m’en servir on me l’a
interdit. On m’a dit de suivre un modèle et j’ai obéi. Je suis un rouage de la machine, j’ai ma place
dans cette industrie. Ma vie ne se résume qu’à surveiller mes congénères, la gueule devant mon
moniteur je génère des tonnes et des tonnes de rapports y compris sur mes confrères. La délation
coule en moi comme le sang dans mes artères. J’ai oublié mon passé, effacé toutes traces de ce
que pouvait être la liberté. Je n’ai même plus besoin de regretter, quelqu’un s’occupe à ma place
de ce que je dois penser. Dans cette société je me dis que je suis indispensable, pas comme le
mec d’à côté qu’était pas assez rentable. Il a fini au sous-sol, torturé puis criblé de balles ? 1984
c’est la réalité et elle avance à fond de cale. "

 

Posté par CaptainEo à 23:34 - - Avis des Pirates -

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